| Kaddish
par L.L. de Mars
Les artistes contemporains n'en finissent pas d'enfouir la représentation
sous les codes de l'archéologie de l'image; essai à partir
du travail plastique d'Olivia Blondel...
Simulation(s)
par Jean-François Savang
Une des observations les plus originales du Cut-Up, par notre spécialiste
du sujet...
De
quoi parle-t-on
quand on lit? entretien Tugny/De Mars
La lecture publique serait un passe-temps de société comme
un autre si elle ne se prétendait pas activité littéraire:
en quoi l'oralisation d'un texte est-elle ruine et contresens de l'acte
d'écrire?...
Morale
du cut-up par Christian Prigent
La pratique du Cut-Up de Gysin et Burroughs, questionnée par un écrivain
dont il fut l'outillage parmi d'autres choses...
L'intelligence
infirme par Rozenn Eon
Ayant travaillé un été dans un centre de vacances pour
handicapés mentaux -essentiellement des trisomiques- l'auteur brosse
un portrait d'une des formes perverses de la "bienveillance"...
Monte
Carlo par Jean-François Savang
Les nouvelles approches scientifiques sont productrices de nouvelles formes
du Monde, d'un nouveau réseau de questions à lui poser; la
fiction -la littérature- peut-elle trouver dans ces nouvelles
modélisation un terrain à exploiter?...
Ramages
dans une allée par Michel Vachey
Les éditeurs, quand ils croient avoir affaire à un classique
-Balzac- passent à côté de leur modernité
et publient n'importe quoi, prenant ce qu'ils ne comprennent pas pour des
coquetteries sans importance...
Enquête
sur le terrorisme par Michel Vachey
Court essai sur le sens du mot terrorisme lorsqu'il avoisine le mot
intellectuel...
Montels,
Dôme:
l'écriture et la nébuleuse par
L.L. de Mars
Les avant-gardes littéraires haïssent le bourgeois, mais il
sembleraient qu'elles en aiment les breloques et les dorures : strass et
formalisme, méfions-nous de l'éloge du babillage...
License
Art Libre version 1.1 par [Copyleft Attitude]
La raison essentielle de cette Licence Art Libre : promouvoir et protéger
des pratiques artistiques libérées des seules règles
de l'économie de marché. Bank-Writing
& Cut-Stories
par L.L. de Mars
Un bref essai sur le Cut-Up, nouvelle manière d'archivisme, de
journalisme pour unroman polyglotte...
Relevé
d'esquisses par L.L. de Mars "Sur
le pygmalion", "La lecture publique", "Sado-masochisme", "enfantement",
"La fille et l'église", "Le terrorisme d'Etat", quelques notes...
Température
par Laurent Pinon
Puisque les hommes ne sont pas parvenu, semble-t-il, à trouver
dans le langage la voie de leur raison, ils ont choisi d'abandonner les
deux, raison et langage, pour un nouvel habillage sonore du siècle,
la communication. Naissance et mort de l'espèce humaine...
Dans
le cadre par L.L. De Mars
Il semblerait que ce qui distingue radicalement la photographie des autres
arts plastiques n'ait toujours pas été clairement établi,
et cette distinction ne naîtra que si l'on se détourne de ses
objets pour s'attacher à la scénographie de la prise de vue.
Le
comique et son rapport à la liberté d'expression
par Raphaël Edelman
Le
rire et la colère
par Raphaël Edelman
Politique
de l'art 2.2
par L.L. de Mars
« L'art ne répond pas à un besoin de formuler
le connu : c'est en tant qu'il crée des situations (des lieux, nous
dit Didi-Huberman), des conditions, des propositions inconnues, qu'il se
distingue des autres activités humaines et qu'il révèle
sa fonction proprement critique, sa nature violemment politique. » |
Malaise
dans l'élocution
par Christian Prigent
Un écrivain plus célèbre encore par ses lectures
que par les textes qu'il lit, nous conduit dans le jeu de ses méthodes,
de la fabrication du texte voué à l'oralité jusqu'au
souffle qui doit le soutenir...
Le
PrOblEME du pRoBLeme par Jean-François
Savang
Troisième approche offerte par un des écrivains les plus prolifiques
du Terrier sur la lecture publique, troisième voie possible entre
Christian Prigent et L.L. De Mars...
De
l'humour libéral ou l'invention de l'idiot moderne
par L.L. De Mars
L'ironie, système intellectuel solitaire mettant salutairement en
péril les mythologies du bonheur et du progressisme, est devenue
au 20ème siècle la forme d'humour sans danger du même
bonheur refusant d'avouer sa morbide complaisance: le second degré,
ou kitsch communicationnel...
L'impertinence
par Raphaël Edelman
Deuxième volet du colloque sur l'humour libéral, ce texte
tente d'établir une clarification méthodique des outils conceptuels
manipulés lors de la première séance du colloque De
l'humour libéral. Hic
& nunc par Jean-François Savang
Il est inévitable que la prolifération des signes normatifs
s'accompagne d'une normalisation et d'une égale prolifération
des sémiotiques pour serrer plus violemment encore le cadre
du discours social et institutionnel. L'expression artistique est-elle perméable
à cette tyrannie du signe?
Un
artiste peut-il travailler avec l'institution? Non. par
L.L. De Mars « Le modèle communiquant veut s'imaginer,
par un idéal de transparence des échanges, susceptible de
rendre impossible l'horreur en lui coupant toujours l'herbe sous les pieds.
De l'horreur, il ne sera plus que le réseau de déplacement
; sa transparence et son efficacité transactionnelle le laveront
du soupçon de faire naître l'horreur. Il se livrera clé
en main avec sa critique, puisqu'il est la critique absolue intégrée.
Mais l'horreur, c'est la formulation de la transparence par des instances
qui ne se fondent que sur l'opacité, comme son mythe fondateur se
fondit sur l'amnésie obligatoire de l'échec historique.»
L.L.de Mars
Créature
par Raphaël Edelman « Le titre d'auteur
témoigne de la reconnaissance envers une personne qui a mis un bien
à notre disposition, lequel pourra servir à produire de nouveaux
biens. Un artiste, lui, n'a pas droit à une telle reconnaissance,
car ceux qui observeront sa création devront se plier à elle
plutôt que de la plier à eux. Le paradoxe de l'artiste peut
alors être formulé de la façon suivante : un artiste,
pour être créateur et être à l'origine de son
innovation, doit jouir de tous les droits pour cela. Or l'artiste ne bénéficie
de son droit de créer que s'il remplit certains devoirs pour être
reconnu comme auteur. Donc l'artiste, pour créer, doit produire et
obéir aux exigences de l'intérêt commun. Par conséquent,
il n'est créateur que s'il est producteur, c'est-à-dire qu'il
n'invente que s'il obéit. À travers ce compromis, l'artiste
perd inévitablement une partie de sa capacité d'innover laquelle
ne répond naturellement pas à un devoir, à un souhait
collectif. »
R.E.
L'institution
«Art»
par Jean-François Savang
«Si l'art peut travailler avec les institutions, la réponse
ne va pas de soi. Car assimilée à la société,
l'institution ignore l'art et le sujet comme problème. Les institutions
font des produits de la subjectivité des données culturelles,
une réponse d'ensemble. Elles évacuent, de cette manière,
le doute qui pourrait faire vaciller leur légitimité. Et
en effet, au-delà de ces enjeux stratégiques, élargir
une rationalité d'ensemble au sujet, par une pensée critique
des institutions, implique que l'invention artistique déborde la
sphère du sujet, pour faire de la société, non plus
une propriété mais un fonctionnement du sujet. »
J.F.S
Critique
et tactique par Jean-François Savang
Deuxième texte de J.F.S pour le colloque « L'art est social
d'impliquer la problématisation du sujet et de la société
par l'activité des oeuvres. En faisant de l'inconnu l'épreuve
théorique, d'une pratique d'ensemble du sujet et de la société,
l'art défait donc la société telle qu'elle est, en
ouvrant sa perspective au questionnement et à la critique. Tout en
bouleversant la perception d'un monde connu, l'oeuvre
d'art implique la transformation des moyens pour le penser, dans et par
le langage. Transformation de la société par le langage qui
se poursuit continûment à l'invention du sujet.»
J.F.S.
L'espérance
scientifique
par Raphaël Edelman
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Abus
de pousière
v.s. Éternel transitoire
par L.L. de Mars
Texte publié dans Jade 5635U
« Bande dessinée et modernité... On a attendu si longtemps,
de ce milieu si réactionnaire, qu'il se penche comme il le fait en
ce moment sur sa modernité, que ses auteurs prennent en charge la
critique de ses modes d'apparition, de production ; nous devrions être
enthousiastes de voir fleurir les projets critiques, éditoriaux,
de ne plus voir éclore dans l'isolement le plus complet des oeuvres
soucieuses de se donner visiblement aux ambitions de la modernité
; mais j'ai bien peur qu'une vassalité chasse l'autre, que la tutelle
de la marchandise passe le témoin à celle de l'histoire.»
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