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LOUISE :
En fait à bien y réfléchir les liaisons qui s'opèrent
entre cet improbable film de propagande, qui ne connut pas le succès
à sa sortie et fut longtemps oublié, sorte de rareté
pour cinéphile blafard à force de ne plus sortir de la
cinémathèque et de n'y manger que des sandwichs, et l'expérience
toujours revigorante des excès et des vrombissements du Surnatural
Orchestra, ces deux éléments donc, ont davantage d'électrons
en commun que l'on ne pourrait le croire de prime abord, le décalage
des décors soviétiques qui font de Paris une ville aux
rues larges comme des boulevards, immensément plane, sans arbres
et que l'on peut aisément voir et observer à la jumelle,
comme d'un promontoir, depuis les hauteurs de Versailles, et puis les
travestissements coutumiers du Surnatural Orchestra, les scènes
de danse et de liesse populaire dans lesquelles le Surnatural Orchestra
peut donner toute sa mesure d'amuseurs de bal, quand ils s'y mettent,
les imperfections et le fouillis du montage de ce film dont l'intrigue
se prend souvent les pieds dans le tapis du discours politique commettant
de grands déguisements historiques et le tumulte très
désordonné de Surnatural orchestra, souligner tout
cela davantage ce serait trop dire. |