La Nouvelle Babylone de Kozinstev et Trauberg - Musique du Surnatural Orchestra
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LOUISE :
Un collectif nettement nombreux, et assez planté là pour masquer en partie le bas de l'écran quand ils ne le rendent pas invisible, parce qu'allez donc surveiller du coin de l'oeil les gesticulations de dix-neuf musiciens (le chiffre qu'ils annoncent, je ne suis pas parvenu à ce résultat là en les comptant, ils ont dû bouger) tout en suivant l'intrigue, certes simple. Impossible, tout à fait impossible. Encore plus quand vous constatez avec étonnement que l'élégant jeune homme qui gesticulait ce qu'on peut supposer être des indications aux musiciens, à moins qu'il ne s'agisse comme je l'ai d'abord pensé que de la partie visuelle de la partition, c'est à dire d'une pièce musicale dont l'exécution suppose qu'un des musiciens se tienne debout en gesticulant pendant que les autres jouent en le couvrant des yeux mais sans peut-être qu'il y ait dans ses gestes rien qui ressemble à une indication pour les autres bien que ces gestes soient un élément de l'exécution sans lequel la musique resterait incomplète, quand vous constatez, donc, que ce premier jeune homme se fait remplacer par un second, et celui-ci encore par un autre et encore, et même un court moment que deux d'entre eux s'activent en même temps. Il s'agit alors d'abandonner toute idée de compréhension pour se contenter de savourer ces gestes tout à fait convaincus et énergiques qui paraissaient tout de même avoir fichtrement peu de conséquence sur le jeu des assis mais allez savoir.

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la Nouvelle Babylone un film de Grigori Kozinstev et Leonid Trauberg avec la Musique du Surnatural Orchestra - chronique de Oolong et P.D.Jonckheere