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LOUISE :
Un collectif nettement nombreux, et assez planté là pour
masquer en partie le bas de l'écran quand ils ne le rendent pas
invisible, parce qu'allez donc surveiller du coin de l'oeil les gesticulations
de dix-neuf musiciens (le chiffre qu'ils annoncent, je ne suis pas parvenu
à ce résultat là en les comptant, ils ont dû
bouger) tout en suivant l'intrigue, certes simple. Impossible, tout
à fait impossible. Encore plus quand vous constatez avec étonnement
que l'élégant jeune homme qui gesticulait ce qu'on peut
supposer être des indications aux musiciens, à moins qu'il
ne s'agisse comme je l'ai d'abord pensé que de la partie visuelle
de la partition, c'est à dire d'une pièce musicale dont
l'exécution suppose qu'un des musiciens se tienne debout en gesticulant
pendant que les autres jouent en le couvrant des yeux mais sans peut-être
qu'il y ait dans ses gestes rien qui ressemble à une indication
pour les autres bien que ces gestes soient un élément
de l'exécution sans lequel la musique resterait incomplète,
quand vous constatez, donc, que ce premier jeune homme se fait remplacer
par un second, et celui-ci encore par un autre et encore, et même
un court moment que deux d'entre eux s'activent en même temps.
Il s'agit alors d'abandonner toute idée de compréhension
pour se contenter de savourer ces gestes tout à fait convaincus
et énergiques qui paraissaient tout de même avoir fichtrement
peu de conséquence sur le jeu des assis mais allez savoir. |