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| Et puis l'aridité a des limites conceptuelles
évidentes : une fois bien saisie l'intention de l'auteur, on se
demande ce qui nous conduirait, au fond, à le suivre plus longtemps.
Comment un artiste comme Opalka tient-il le coup? Mystère. Je suppose
que la dimension tragique de son travail interdit le retour, la dispersion,
l'aventure. Mais comment ne s'emmerde-t'il pas lui-même? Comment
son projet ne lui semble-t-il pas, au fond, dérisoire en regard
de ce qu'une vie de recherche artistique peut apporter? Qu'est une oeuvre
qui n'a à offrir que les raisons de son advention? |