Voici la page de présentation du colloque telle qu'elle figurait
à l'accueil du Terrier dans les semaines précédant celui-ci

 

Un artiste peut-il travailler
avec l'institution? Non.

 

Les 23, 24 et 25 mai se déroulera au Bon Accueil (35000 Rennes) un colloque intitulé «Un artiste peut-il travailler avec l'institution? Non.» Y répondre d'emblée est le plus sûr moyen de déplacer le sens de la question. Est-ce la bonne? Non.

«Si l’art peut travailler avec les institutions, la réponse ne va pas de soi. C’est ce qu’implique le «Non» coextensif à la question. La réponse “ non ” contribue à problématiser la légitimité même de la question. L’enjeu de cette proposition, qu’il faut entendre en premier lieu comme unité problématique, renvoie au mode traditionnel sur lequel s’organisent les rapports entre sujet et société : les institutions font les questions et les réponses et contraignent à concevoir l’idée du sujet en référence au pouvoir et à la domination. C’est une puissance contre la force du sujet. Par la négation, le sujet disparaît dans l’indétermination du singulier ; il devient une notion régionale de la constitution de la réalité.»
J.F. Savang

On attendra probablement au tournant aigreurs des finances et affaires de cuisine: il n'en sera pas question. Les histoires de négoces remettent en selle les ennuyeuses histoires de cocus : l'attente d'un théâtre des souillures, des mensonges ou des compromissions. Au menu de ce colloque, une poursuite de l'axe anthropologique ouvert avec le précédent* des trois mêmes intervenants, Raphaël Edelman, L.L. de Mars et Jean-François Savang ; l'intitulé n'est fixé que par ce titre, suffisamment souple pour que les artistes et intellectuels conviés à le faire puissent assez librement donner leur compréhension du problème posé par le dialogue institutionnel. En gros: il s'agira de dégager les caractères universaux qui sous-tendent l'impossible raccord entre le travail artistique et une institution en tant qu'elle représente des intérêts collectifs, a fortiori quand elle navigue sur le fantasme national de la culture. Sémiotiques collectives versus advention du sujet à travers trois textes et débats.
Interventions prévues d'artistes apportant leur propre éclairage (P. Zunino, V.V. Jouffe etc.) : que vous soyiez plasticien, musicien ou écrivain, proposez-nous dès maintenant votre propre contribution sous la forme que vous voulez.Nous sommes ouverts à toute proposition pour peu qu'elle ouvre de nouvelles perspectives sur un tel sujet.

Publication des actes dans l'été 2003.
Le contenu de cet ouvrage sera distinct des trois séances par la publication des textes complets des trois auteurs (écourtés pour leur présentation publique) et par la publication des textes de ceux d'entre vous qui désirent compléter ce dossier par leur approche de ces questions. Dès maintenant, soumettez-nous vos textes en nous écrivant à le.terrier@wanadoo.fr


* «De l'humour libéral ou l'invention de l'idiot moderne», disponible ici.