La Nouvelle Babylone de Kozinstev et Trauberg - Musique du Surnatural Orchestra
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LOUISE :
Plutôt que de souligner l'action, et d'entrer dans cette chose souvent désastreuse qu'est le commentaire musical, souvent complètement superflu, souvent odieusement grotesque à vouloir jouer les marqueurs de ce qui se marque déjà très bien tout seul, à vouloir pointer du son au public ce que le public comprend déjà très bien tout seul et sinon qu'il fasse un effort, plutôt que se déroule une musique qui se synchronise de temps en temps avec l'image mais ne tente pas de l'illustrer. Et comme le Surnatural Orchestra c'est un genre de véhicule lourd de la musique, avec cette présence agressive des cuivres en particulier, cela donne des moments déroutants mais attentifs, d'une musique qui fait attention, comme lorsque la grande fête des parisiens persuadés de la victoire de l'armée vrounzaize cohabite avec un son fanfaronnant épais et dense dans lequel se prépare déjà le moment de crise qui va suivre, lorsque la défaite est annoncée mais que personne ne l'entend et que du coup la fête se poursuit encore quelques instants comme ce qu'elle est le début, une grande cérémonie hystérique où s'agitent des automates ivres dont l'un ne parvient pas, jusqu'à l'extrême bout de la scène, à mettre fin à ses gestes, et continue à danser sous une forme qui se révèle de plus en plus désarticulée à mesure que les autres personnages se retirent du champ.

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la Nouvelle Babylone un film de Grigori Kozinstev et Leonid Trauberg avec la Musique du Surnatural Orchestra - chronique de Oolong et P.D.Jonckheere