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Je crois que c'est à partir de ce moment-là que j'ai compris que nous étions là en présence de très récents praticiens d'internet, qui cependant n'avaient pas peur dans le cas d'Hafid Aggoune de déclarer qu'il avait très tôt compris le parti qu'il y avait à tirer d'internet en tant qu'écrivain. Expliquant à qui voulait bien l'entendre qu'il composait ses pages directement dans le bloc-notes sans passer par une interface WYSIWYG. J'ai alors pensé à mon ami François Bon et au récit de ses premières connections, en 1996, de sa compréhension intuitive, alors, de ce que ce nouvel outil recelait de possibles, et comment il continue d'ailleurs, encore aujourd'hui, les expériences avec l'outil. Lui ne se mettrait pas de la sorte en avant pour cette compréhension précoce. Et pourtant il pourrait.


Johan Muyle, les reines mortes, 1986-1991

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