#7
Je crois que c'est à partir de ce moment-là que
j'ai compris que nous étions là en présence de très récents praticiens
d'internet, qui cependant n'avaient pas peur dans le cas d'Hafid
Aggoune de déclarer qu'il avait très tôt compris le parti qu'il
y avait à tirer d'internet en tant qu'écrivain. Expliquant à qui voulait
bien l'entendre qu'il composait ses pages directement dans le bloc-notes
sans passer par une
interface WYSIWYG. J'ai alors pensé à mon ami François
Bon et au récit de ses premières connections, en 1996, de sa compréhension
intuitive, alors, de ce que ce nouvel outil recelait de possibles, et
comment il continue
d'ailleurs, encore aujourd'hui, les expériences avec l'outil. Lui
ne se mettrait pas de la sorte en avant pour cette compréhension précoce.
Et pourtant il pourrait.
Johan Muyle, les reines mortes, 1986-1991

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